Qui suis-je ?

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Lundi 11 juin 2007
Rubaiyat signifie Quatrains. Omar Khayyâm était un érudit persan du XIIème siècle, astronome, philosophe, poete, autant dire quelqu'un de complet. Ou presque. Provocateur comme j'aime, dérangeant comme j'aime, Omar Khayyâm avait deux vices : le vin et l'Amour. Il a d'ailleurs largement mêlé les deux, d'après les écrits et interprétations diverses qui ont été faites de son oeuvre.

J'ai découvert cette oeuvre en lisant avec passion Samarcande d'Amin Maalouf. Les Jardins de Lumière est pour moi le meilleur Maalouf, Samarcande est le second dans ma Book List.

Voilà donc quelques pensées à lire quatre à quatre.


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Si assuré et ferme que tu sois, ne cause de peine à personne
Que personne n'ait à subir le poids de ta colère.
Si le désir est en toi de la paix éternelle,
Souffre seul, sans que l'on puisse, ô victime, te traiter de bourreau.

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Ah ! malheur à ce coeur d'où la passion est absente,
Qui n'est pas sous le charme de l'amour, joie du coeur !
Le jour que tu passes sans amour
Ne mérite pas que le soleil l'éclaire et que la lune le console.

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Lève-toi, donne-moi du vin, est-ce le moment des vaines paroles ?
Ce soir, ta petite bouche suffit à tous mes désirs.
Donne-moi du vin, rose comme tes joues...
Mes voeux de repentir sont aussi compliqués que tes boucles.

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Tant de générosité, tant de tendresse en commençant !... Pourquoi ?
Et m'avoir abreuvé de délices et de caresses... Pourquoi ?
Maintenant tu ne songes qu'à déchirer mon coeur.
Que t'ai-je donc fait ? Une fois encore... Pourquoi ?

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Quand je serai terrassé sous les pieds du destin,
Et que l'espoir de vivre sera déraciné de mon coeur,
Veille à faire une coupe avec ma poussière :
Ainsi, rempli de vin, je revivrai peut-être.

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Boire du vin et étreindre la beauté
Vaut mieux que l'hypocrisie du dévot ;
Si l'amoureux et si l'ivrogne sont voués à l'Enfer,
Personne, alors, ne verra la face du ciel.

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Par La Suite Demain - Publié dans : Effeuillages
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Vendredi 8 juin 2007
Après une discussion cet après-midi avec une amie du boulot, j'ai repris "Renaissance", recueil de poèmes, toujours désespérés, de Houellebecq. Ca prend aux tripes, nom de Dieu !

"Le calme des objets, à vrai dire, est étrange,
Un peu inamical ;
Le temps nous déchiquette et rien ne les dérange,
Rien ne les désintalle.

Ils sont les seuls témoins de nos vraies déchéances,
De nos passages à vide ;
Ils ont pris la couleur de nos vieilles souffrances,
De nos âmes insipides."


.......

"Les nuits passent sur moi comme un grand laminoir
Et je connais l'usure des matins sans espoir
Le corps qui se fatigue, les amis qui s'écartent,
Et la vie qui reprend une à une ses cartes.

Je tomberai un jour, et de ma propre main :
Lassitude au combat, diront les médecins."


.......

"Nous avons souhaité une vie prodigieuse
Où les corps se penchaient comme des fleurs écloses,
Nous avons tout raté : fin de partie morose ;
Je ramasse les débris d'une main trop nerveuse."

Par La Suite Demain - Publié dans : Effeuillages
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Vendredi 8 juin 2007

"Soyez les bienvenus dans la vie éternelle, mes amis".

Ce sont par ces mots que commence "La Possibilité d'une île", du controversé Michel Houellebecq.
J'ai pas mal lu ce provocateur ironique, cynique, désaxé et génial, quand j'étais à peu près dans le même état que ses personnages principaux. Je dois dire que je trouve chez lui le pire comme le meilleur : les personnages sont noirs, sans espoir, même pas suicidaires tellement ils sont écorchés vifs, ils sont stéréotypés, les discours aussi, tellement ils sont sombres... Mais d'un autre côté, il y a des pensées que je trouve profondes, des discours philosophiques sur l'amour, le sens de la vie, qui posent un certain nombre de problèmes et amènent une vision intéressante, même si je n'adhère pas toujours...
 

Livre.jpg

"Qui, parmi vous, mérite la vie éternelle ?"

 

Par La Suite Demain - Publié dans : Effeuillages
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Mercredi 6 juin 2007
Voilà un de mes objets de fantasme... Choisir de partir, se faire son itinéraire, trouver un champs, se poser, pique-niquer, repartir, admirer les paysages de haut (mais pas trop), sentir l'air.

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Un goût de liberté totale, de plénitude... Tellement facile à piloter qu'on en oublie tout !
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Mardi 5 juin 2007
Le week-end prochain, il y a la grande fête du rugby, omprenez la finale du Championnat de France qui decerne chaque année le Bouclier de Brénus. Ca faisait quelques mois que j'avais envisagé de mettre en place, pour une "activité CE", un week-end à Paris pour l'événement. J'ai bataillé pendant des heures, des jours pour monter une sortie qui permette à tous de profiter soit de la ville, soit du match, soit de la Cité des Sciences et de l'Industrie, soit des trois à la fois.

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Mais voilà, les places à peine remises en vente aujourd'hui, tout le monde se débine. Personne n'est plus disponible, tout le monde a replannifié ses activités pour le week-end prochain. Déception ? Oui, parce que j'aurais aimé assister à la fête, y participer, partager ça avec ma (future) femme, partager ce plaisir avec les amis et collègues de la société. Amer ? Oui, aussi, parce que ça va m'empêcher de voir la femme que j'aime, et qu'on devra encore patienter pour se voir... Blasé ? Pas tant que ça, finalement, parce que j'ai l'habitude des promesses en l'air et de la fausse motivation qui caractérise le sud-est. Je le sais bien et je ne jette la pierre à personne, puisque j'en suis. Est-ce instructif ? Oui, très. Je me dis qu'en maintenant la motivation de mes collègues, à coup de messages positifs et récurrents, ç'aurait pu finalement se mettre en place. Mais je n'ai pas su y faire, certainement parce que je n'ai pas de formation en communication ni en politique. D'autres auraient su le faire beaucoup mieux que moi.

C'est aussi pour ça que j'admire énormément Max Guazzini (Président du Stade Français), qui a réussi à faire du rugby et du Stade Français une fête, et donc une activité rentable. J'aime son sens de l'initiative parce qu'il réussit à mêler popularité et rentabilité, sans jamais dénaturer l'ambiance rugby. C'est lui qui a mis à la disposition des supporters toulousains, il y a deux ans, des bus pour que le maximum de supporters puissent venir assister à la finale qui l'opposait à son équipe. C'est lui qui a fourni gratuitement plus de 10.000 drapeaux de son équipe pour que ses supporters se voient dans le stade. C'est lui qui a eu l'idée des Dieux du Stade, le fameux calendrier. C'est lui qui professionnalise l'image du rugby en lui conservant cette image d'humilité et d'honnêteté.

Il faudrait que beaucoup de dirigeants prennent exemple sur lui, j'en suis convaincu.
Et il n'empêche que j'aurai un peu d'amertume sur les lèvres, samedi soir, quand je monterai le son au coup d'envoi du match, devant ma télé, sur mon canapé, en me disant que j'aurais pu y être, avec ma femme.
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Lundi 4 juin 2007

anti_bug_fckJe sais, je sais, je plagie l'Agente Spéciale dans ce titre... Mais bon, comme le dit le bûcheron belge (je savais même pas que ça existait, des bûcherons belges...), je pense qu'il y a tout au plus dans ce titre un copyleft... Bref, je m'arrangerai :)

Un de mes (nombreux) vices est ce jeu ô combien médiatisé en ce moment : le poker. Plus précisément, le No Limit Texas Hold'em. Ce qu'il y a de marrant dans ce jeu, c'est qu'il est très stratégique en tournoi, demande beaucoup de pratique et de patience, et il demande d'être honnête avec soi-même, et surtout pas avec les autres ! Bref, il me force à ne pas être moi-même.

C'est un peu comme les matches de rugby que j'ai pu voir ce week-end : il demande de l'engagement et des talents individuels. Il force également au respect des adversaires, parce qu'on a beau tenter de maîtriser ou minimiser la part de risque, il faut savoir reconnaître chaque action à son juste niveau (ne pas avoir su lire le jeu de son adversaire, accepter les coups de malchance,...). Et puis il faut également savoir gérer ses mauvaises passes, faire le "dos rond", laisser passer l'orage...

Il y a une expression qui me marque beaucoup : la "théorie du mal de tête"... Quand l'adversaire vous pose un problème (dit "mal de tête"), la technique ne fais pas dans la dentelle : soit vous vous couchez, soit vous faites en sorte de renverser la tendance en donnant un mal de tête plus fort encore à votre adversaire. Le but n'est pas (toujours) de jouer avec le meilleur jeu, le but est de faire plier l'adversaire...

Ca peut paraître atrocément barbare, mais ça demande autant d'humilité que de contrôle de soi et de lucidité, et c'est pour ça que ce jeu me plait... Quand en plus il s'allie à l'endurance, et que votre tournoi dure plus de 6 heures, là on frise l'extase.

Allez, tapis !

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Par La Suite Demain - Publié dans : Rions un peu
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Jeudi 31 mai 2007
Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui et jusqu'à lundi...
Cette fois, j'anticipe, mais que ça n'empêche personne de venir et laisser plein de mots doux :)

Je n'aime a priori pas ces fêtes de poulaillers qui se prennent pour des coqs -je parle de séminaires "cadres", "management", tout ça-... Heureusement que je suis dans une boîte avec des personnes qui ont de la jugeotte, qui sont simples, assez tranquilles...

Bref, j'en ai gros (comme le dit Perceval dans Kaamelott), et heureusement que je vais retrouver quelques amis !

Ca me rappelle le calvaire de la colonie de vacances. Quelle horreur, quand on doit partir avec des inconnus, sortes d'affinités forcées... Je revendique le tri sélectif, celui qui fait qu'on choisit son environnement humain !

Bref, pas le moral, pas envie.

Allez, bon week-end à tous !

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Par La Suite Demain - Publié dans : Grinçages de dents et dehors
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Mercredi 30 mai 2007
J'aime les vieilles pierres, les églises, les lieux solennels, ceux qu'on sent solides malgré le poids des ans, ceux qui ont vécu et qui nous survivrons, les lieux chargés d'histoire, les lieux qui nous font nous sentir petits, les lieux qui forcent à l'humilité, à l'admiration, ceux qu'on aurait aimé construire, ceux qui ont vécu la noblesse autant que la barbarie, les constructions qui ont duré des siècles, les pierres marquées par les saisons, les changements de climat, les lieux qui ont déchaîné les passions jusqu'au massacre, les gens qui ont souffert, sont morts pour les ériger au nom d'une religion à laquelle je ne crois pas, la folie des Hommes, les sempiternels symbôles de pouvoir, d'asservissement de l'Homme, l'énormité et la magnifiscence de ces édifices, les touristes qui s'y pressent sans s'y intéresser, les enfants qui crient en contrepoint du silence, l'ambiance à la fois glaciale et chaleureuse, les symboles masqués, les sociétés secrètes qui s'y réfèrent, les guerres que tout celà à engendré, les odeurs d'encens ou de nature retrouvée, les idéaux perdus, les croyances abandonnées, la stupidité des Hommes à s'acharner pour imposer ses idées, les larmes, rires, joies et peines que ces pierres ont connus, l'imposante quiétude quand la nuit tombe, les animaux indifférents qui les habitent, les rendez-vous secrets, les histoires consommées et consumées.

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- Publié dans : Vibrations du coeur
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Mardi 29 mai 2007

Une seule photo prise au cours d'une visite à la Fondation Maeght, à St-Paul-de-Vence.anti_bug_fck

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Trop de souvenirs...

Par La Suite Demain - Publié dans : Vibrations du coeur
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Mardi 29 mai 2007
Avec sa voix douce et son acceng toulousaing,anti_bug_fck je le trouve désopilant. Cabrel associe souvent humour pince sans rire et candeur, voire naïveté. Des centaines de paroles décalées et touchantes font de lui un incontournable.

Bref, l'autre jour, en rentrant, vissé sur "Autoroute Trafic", j'entends Cabrel dans une version surprenante : sur des faux airs de reggae, rythme langoureux dont il a le secret, Francis nous gratifie d'une version revisitée de "Gare au gorille" de Brassens... J'étais comme un gamin à qui l'on raconte une histoire, les yeux écarquillés comme pour augmenter la superficie de mes tympans et ne pas en perdre une note. Oscillant entre le rire et l'émotion rythmique, je me suis repassé cette chanson en boucle dans la tête. Un grand moment musical, léger.

Ca y est, je me souviens. Cette version me fait penser à son interprétation de "J'ai peur de l'avion"...
A savourer sans modération !!
Par La Suite Demain - Publié dans : Mélodies
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