Jeudi 10 janvier 2008
Ca fait quelques jours que je me dis que les pensées de Sempé sont plus prémonitoires que les écrits de Nostradamus. Le Petit Nicolas dont on a la garde
actuellement est quand même assez imprévisible. Même avec 60 millions de nounous, il nous déstabilise tous les jours, à tel point qu'il nous est difficile de savoir comment agir pour le
calmer.
Remarquez, les blagues de son âge sont compréhensibles, elles permettent d'affirmer la personnalité, de tester les limites du droit et du non-droit ; la faculté de se faire apprécier (et encore, c'est un grand mot) puis, la seconde qui suit, de se faire détester, démontre une volonté de s'imposer sans toujours avoir tout bien écouté sur les bancs d'on ne sait quelle école de banlieue calme.
En plus, il n'arrête pas d'embêter les filles dans la cour de récré. Après Cécilia, qui était dans la même classe que lui, il s'en prend aux couettes de Carla. Les garçons aussi d'ailleurs : depuis qu'il connaît François, il n'arrête pas de le pousser dans le dos, fouiller dans son cartable (ah non, ça c'était dans le cartable de Dominique, son autre copain qui a changé d'école), lui faire des croche-patte et même lui faire croire des bêtises pour qu'il les raconte à tout le monde et qu'il se fasse ensuite gronder...
Mais ce que le Petit Nicolas préfère, c'est faire enrager sa maman et son papa : on croit qu'il est dans sa chambre en train de jouer, mais non, il pense aux bêtises qu'il dira en classe, quand il fera à nouveau croire à la maîtresse qu'il a bien travaillé, mais qu'en fait il a répété ce que disaient ses copains, et que c'est même pas vrai.
Heureusement que des fois c'est les vacances, et qu'on l'autorise à partir en colo loin là où il fait très chaud. C'est la famille de son ami Vincent, ils sont tous très très riches et lui prêtent de quoi voler ou flotter, et même emmener avec lui la petite Carla. Le Petit Nicolas, il dit qu'il fait ça pour par faire coûter des sous à ses parents qui sont pas très riches. Il veut pas qu'ils mangent des pâtes à la fin du mois. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que quand Nicolas n'est pas là, ses parents mangent quand même des pâtes, mais ils le font pas devant lui pour pas lui faire honte et lui faire croire que tout va bien pour qu'il soit content et qu'il puisse réussir dans la vie.
Ses parents, eux, ont peur des fois que Nicolas ne réussisse pas. Ils en sont même de plus en plus sûrs mais ils essaient de pas lui montrer. Ils lui ont répété des centaines de fois : "tu sais Nicolas, il ne faut pas raconter des mensonges. Même si les gens les croient, ils finissent par s'en apercevoir, et après ils seront tout fâchés et ils ne voudront plus te parler". Ce qui les désespère le plus, c'est que Nicolas continue, et pire, il en dit de plus en plus. Et ils voient bien que les gens commencent à ne plus le croire, il y en a même qui ne lui parlent plus, dans la cour de récré.
Tous ceux qui ont croisé Nicolas savent bien qu'un jour ça arrivera, et qu'il sera renvoyé de l'école, comme ça lui est déjà arrivé quand il avait poussé son copain Edouard dans les escaliers ou Jacques aussi plusieurs fois. Et là, si ça se trouve, il deviendra bandit, comme dans les films. Et même que, si ça se trouve, il est déjà, bandit, comme dans les films.
Remarquez, les blagues de son âge sont compréhensibles, elles permettent d'affirmer la personnalité, de tester les limites du droit et du non-droit ; la faculté de se faire apprécier (et encore, c'est un grand mot) puis, la seconde qui suit, de se faire détester, démontre une volonté de s'imposer sans toujours avoir tout bien écouté sur les bancs d'on ne sait quelle école de banlieue calme.
En plus, il n'arrête pas d'embêter les filles dans la cour de récré. Après Cécilia, qui était dans la même classe que lui, il s'en prend aux couettes de Carla. Les garçons aussi d'ailleurs : depuis qu'il connaît François, il n'arrête pas de le pousser dans le dos, fouiller dans son cartable (ah non, ça c'était dans le cartable de Dominique, son autre copain qui a changé d'école), lui faire des croche-patte et même lui faire croire des bêtises pour qu'il les raconte à tout le monde et qu'il se fasse ensuite gronder...
Mais ce que le Petit Nicolas préfère, c'est faire enrager sa maman et son papa : on croit qu'il est dans sa chambre en train de jouer, mais non, il pense aux bêtises qu'il dira en classe, quand il fera à nouveau croire à la maîtresse qu'il a bien travaillé, mais qu'en fait il a répété ce que disaient ses copains, et que c'est même pas vrai.
Heureusement que des fois c'est les vacances, et qu'on l'autorise à partir en colo loin là où il fait très chaud. C'est la famille de son ami Vincent, ils sont tous très très riches et lui prêtent de quoi voler ou flotter, et même emmener avec lui la petite Carla. Le Petit Nicolas, il dit qu'il fait ça pour par faire coûter des sous à ses parents qui sont pas très riches. Il veut pas qu'ils mangent des pâtes à la fin du mois. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que quand Nicolas n'est pas là, ses parents mangent quand même des pâtes, mais ils le font pas devant lui pour pas lui faire honte et lui faire croire que tout va bien pour qu'il soit content et qu'il puisse réussir dans la vie.
Ses parents, eux, ont peur des fois que Nicolas ne réussisse pas. Ils en sont même de plus en plus sûrs mais ils essaient de pas lui montrer. Ils lui ont répété des centaines de fois : "tu sais Nicolas, il ne faut pas raconter des mensonges. Même si les gens les croient, ils finissent par s'en apercevoir, et après ils seront tout fâchés et ils ne voudront plus te parler". Ce qui les désespère le plus, c'est que Nicolas continue, et pire, il en dit de plus en plus. Et ils voient bien que les gens commencent à ne plus le croire, il y en a même qui ne lui parlent plus, dans la cour de récré.
Tous ceux qui ont croisé Nicolas savent bien qu'un jour ça arrivera, et qu'il sera renvoyé de l'école, comme ça lui est déjà arrivé quand il avait poussé son copain Edouard dans les escaliers ou Jacques aussi plusieurs fois. Et là, si ça se trouve, il deviendra bandit, comme dans les films. Et même que, si ça se trouve, il est déjà, bandit, comme dans les films.
Par La Suite Demain
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Publié dans : Grinçages de dents et dehors
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